« N’oublie pas d’être heureuse » de Christine Orban

J’évoquais justement il y a quelques jours l’attirance que l’on peut avoir pour un roman, un bouquin, qui à priori aborde le bonheur sous toutes ses formes. C’est donc le titre de cet ouvrage de Christine Orban qui m’a d’abord interpellée. Ma swappée a fait le reste en me l’offrant! Je l’ai beaucoup aimé…

La couverture est, je trouve, très fidèle à ce que l’on peut découvrir au travers de cette histoire. Celle de Maria-Lila (Marie de son vrai nom), une jeune fille vivant à Fédala au Maroc, « qui rêve de devenir snob » et de rejoindre Paris. Avec elle, et au fil des années qui passent, on assiste à son évolution, à son parcours de vie, à ses rêves, à ses envies. On passe du temps à ses côtés, dans ce pays chaud, où le bord de mer n’est jamais loin et où il fait bon vivre entourée de sa famille et de ses amis. Malgré cela, Maria-Lila, tel que l’a rebaptisée la cousine de sa maman, un phénomène surnommé Fifi, rêve de connaître la grande vie, la citadine, en compagnie de cette blonde peroxydée et ronde. Si celle-ci a quitté Fédala pour ne plus vivre qu’à Paris, elle veut le faire aussi! Juste vivre ailleurs, et quitter son pays. Un ailleurs construit sur un rêve, imprécis, évanescent. Ma supériorité n’est fondée sur rien, juste ma capacité à m’évader.

Ce récit dont elle est la narratrice, est ponctué des précieux conseils de son papa sur les choses simples, celles dont on a réellement envie, celles qui nous poussent un peu plus chaque jour vers la réalisation de nos rêves. Pourquoi rester là si je n’y suis pas heureuse?

« N’oublie pas d’être heureuse », cette recommandation faite par son regretté papa qui disparaîtra trop tôt, la suivra tout au long de son adolescence et de sa vie de jeune adulte et guidera ses choix. Car le bonheur, on se rend compte qu’il est en nous, une fois qu’il est trop tard. C’est un bonheur de dormeur.

Puis, je ne me posais plus de questions dont je redoutais les réponses. Encore un apprentissage que je pouvais inscrire dans le petit carnet qui me tenait lieu de guide depuis que mon père n’était plus là. … Il est probable que lorsque mon carnet sera rempli, je serai sage.

La première partie nous emmène à Fédala, pour rejoindre Paris dans un second temps, lorsque Maria-Lila entrera à la faculté. L’image qu’elle en avait est-elle fidèle à ce qu’elle y voit et y vit? Et si finalement elle était plus heureuse à Fédala…

Un peu désarçonnée mais très curieuse en parcourant les premières pages, me demandant où allait m’emmener cette jeune fille, j’ai découvert et aimé au fil des pages ce personnage mature, naturel, courageuse, fidèle à elle-même et continuellement guidée par ses choix et ses projets. Plusieurs sentiments y sont mêlés : la recherche de soi, le questionnement, la curiosité, l’envie, la nostalgie. Faire ce qui nous anime, envers et contre tout est ce que je retiens de cette belle lecture. Profiter des bonheurs simples, sans se soucier de ce que vivent les autres, en est le fil rouge.

« Qui sait si c’est mieux ailleurs? … On ne peut pas manger plus de trois fois par jour, dormir dans plusieurs lits en même temps. … Tu crois que l’on est plus heureux sur un gros bateau que sur un petit? »

A l’issue de cette lecture, j’ai eu envie de poursuivre avec Maria-Lila, de voir ce que son avenir est fait, l’aider dans les mauvais choix, suivre avec elle un chemin qui lui est soufflé par son regretté papa, par sa meilleure amie Sofia, son modèle et marraine Fifi. Même si je suis intimement persuadée qu’un jour, elle sera réellement heureuse.

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21 réflexions au sujet de « « N’oublie pas d’être heureuse » de Christine Orban »

  1. Mademoiselle Coquelicot

    J’ai lu ce livre l’été dernier, il y a tout pile un an, je me rappelle très très bien! Et ton article fait ressurgir dans ma mémoire de beaux souvenirs car je me souviens avoir beaucoup aimé cette lecture. Dépaysant et en même temps si vrai … Où et comment trouver son bonheur ? Le chemin est parfois compliqué ! 🙂

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  2. Ines

    J’ai déjà lu plusieurs critiques sur ce livre, toujours élogieuses et je l’ai inscrite dans ma liste des livres à lire..le titre a lui tout seul interpèle, et les phrases du roman que tu as inséré ds cet article résonnent en moi…Tu as l’air d’être dans une phase de lecture intense en ce moment, c’est chouette, du coup, on a plein de critiques et de nouvelles idées lecture!

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  3. marieharmony

    Ton article est magnifique Laeti, une critique qui donne vraiment envie de lire ce beau livre. Tes lignes m’ont seduite.
    Merci pour cette decouerte.
    Marie

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  4. Minou

    C’est un roman qui ne me tentait pas plus que ça a priori, mais tu as réussi à me donner l’envie de le lire avec ton article ! Tu en parles vraiment bien. Je vais devoir t’ajouter à la liste de mes « viles tentatrices » préférées si ça continue comme ça. 😉

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    1. Laetii

      J’espère qu’il te plaira car pour ma part, je ne connaissais pas du tout Christine Orban mais j’ai adoré son univers doux et rêveur, bien que terre à terre également. Si bien que j’ai envie de découvrir ses autres romans.
      J’ai picoré « Petites phrases pour traverser la vie en cas de tempête… et par beau temps aussi ». Délicieux!

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    1. Laetii

      Mmhh tu m’en diras des nouvelles! ça me fait trop plaisir de savoir que mon petit article t’aie donné envie de lire ce roman 🙂 j’espère qu’il te plaira!! Bonne lecture 🙂

      Répondre
  5. Ping : Taguée pour LE livre! | Laeti's Playground

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