« Autobiographie d’une courgette » de Gilles Paris

Enfin, l’heure des vacances a sonné depuis lundi! Avant notre départ pour de lointaines contrées, j’en profite pour lire, manger et me promener. Que c’est bon de profiter 🙂 J’ai donc eu l’occasion de terminer 2 romans, et un 3ème est déjà en cours.

C’est Charlotte qui m’a fait découvrir cet auteur français, Gilles Paris. Son témoignage a eu raison de moi et j’ai décidé de lire sa prose avec son roman « Autobiographie d’une courgette« . Je n’ai absolument pas été déçue!

Icare, surnommé la Courgette, est un petit garçon de neuf ans, vivant seul avec sa maman qui, depuis un accident, a été forcée d’arrêter de travailler. Depuis, elle passe son temps devant le petit écran, à regarder des feuilletons stupides et à boire de la bière. Un jour, la maman d’Icare l’envoie une fois encore sur les roses, et il décide de fouiller dans sa commode. Il trouve un révolver qui lui permettra de « tuer le ciel » car il sait que ce dernier n’envoie que du malheur. S’il arrive à le tuer, tout redeviendra comme avant. Malheureusement, Icare tue par accident sa maman… Jugé « incapable mineur », Courgette est envoyé dans une maison d’accueil, Les Fontaines. C’est là qu’il va découvrir les plaisirs de la vie, ceux dont profitent les enfants de son âge, il y trouvera une famille, l’amitié, et l’amour.

Icare est le narrateur de son histoire, tout au long de ce roman rempli de naïveté. On le lit avec ses yeux d’enfants, mais avec toute la tendresse d’un adulte. On a forcément envie que la Courgette s’en sorte, qu’elle se redresse de cette dure épreuve et surtout, qu’elle découvre ce qu’est enfin la vie d’un enfant de son âge. Aux Fontaines, il se lira d’amitié avec ses compagnons de route : Simon, celui qui sait tout, Ahmed, le petit qui pleurniche, Jujube alias Julien qui ne pense qu’à manger, Alice tellement introvertie et qui est peur de son ombre, Béatrice qui a toujours son doigt dans le nez. Tous ces enfants, sur lesquels le sort s’est acharné à travers la violence, la maltraitance, l’abandon, se reconstruisent une vie faite d’activités, d’anniversaires, d’école, de punition aussi. Leurs parents de substitution, les « zéducateurs », leur donnent tout l’amour, le confort et le cadre dont ils ont besoin pour évoluer. Alors qu’il entre dans ce nouvel environnement terriblement seul et peu sûr de lui, Courgette verra que la vie a des bons côtés et que les sentiments se révèlent là où on ne s’y attend pas forcément. Il tombera notamment amoureux de Camille qu’il ne lâchera plus.

Ce récit tendre, naïf, avec un vocabulaire enfantin qui ne peut que nous faire sourire, m’a séduite. C’est d’ailleurs la première fois que je lis un roman narré par un enfant et je n’ai pas été déboussolée, ni ennuyée. Gilles Paris arrive à aborder des sujets graves, la maltraitance enfantine, le meurtre, à travers les mots de ce petit groupe d’enfants remplis d’espoir et une belle dose d’humour. Au lieu d’être plongée dans la tristesse de cette enfance perdue, je n’ai cessé d’être aux côtés de Courgette pour l’aider à avancer et lui prouver que plein de belles choses sont à sa portée. Au final, l’ultime acte qui a emporté sa maman aura été la clef pour un avenir beaucoup plus serein, qui lui permettra d’être aimé et heureux…

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8 réflexions au sujet de « « Autobiographie d’une courgette » de Gilles Paris »

  1. Ines

    Charlotte est toujours de bon conseil niveau lecture…Je me souviens de son article au sujet de ce livre. A ton tour, tu en parles magnifiquement bien et tu me donnes encore plus envie de le lire, pourtant le style un peu enfantin de l’histoire, de la couverture et du titre ne m’attirait pas spécialement au début…Merci pour ta critique et profites de tes vacances et de la dolce vita;) Bizz

    Répondre
    1. Laetii

      je le trouve particulièrement original comme récit, comparé aux autres que l’on a l’habitude de lire. On s’attache réellement aux enfants! Merci beaucoup Ines 🙂 Bizzz

      Répondre
  2. Cyrielle

    Ca doit être un des tous premiers romans que j’ai lu de moi-même. C’est une histoire magnifique que tu as très bien résumée. Ce livre m’a chamboulée et c’est un des rares que j’ai lus plusieurs fois !

    Bon dimanche !

    Cyrielle

    Répondre
  3. noann

    Bonsoir Laeti

    Je découvre ton blog avec plaisir, suite à ton passage ce matin.

    Je n’ai pas encore lu ce titre de GP, mais j’ai eu la chance de lire son dernier, et j’ai sur ma table de chevet « papa et maman sont morts’, que j’ai laissé en suspens à cause de la rentrée…

    C’est un auteur qui sait faire parler les enfants, chose assez rare… Souvent on entend la voix de l’adulte qui se profile. Faire parler un enfant est une chose plus ardue qu’il n’y parait….

    Je repasserai ici de temps en temps…

    Répondre

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