« Les carnets de Douglas » de Christine Eddie

« Parapluies« , est le titre du nouveau roman de Christine Eddie, bien de circonstance. La couverture colorée honorée par ces fleurs (ou oiseaux ?) en plein envol avait déjà attiré mon regard. C’est donc avec grande attention que j’ai lu les éloges faites à son égard de la part de Lucie. Et finalement, c’est sur son premier roman, « Les carnets de Douglas« , que j’ai jeté mon dévolu pour faire connaissance avec l’auteure franco-québécoise. Toujours aux éditions Heloïse d’Ormesson, que j’apprécie particulièrement.

IMG_0076Au centre d’une forêt, une force invisible va lier deux êtres que la vie n’a pas épargné jusqu’à présent. Romain Brady, issu d’une famille de riches entrepreneurs en immobilier, n’entre pas dans ce moule préconçu par des parents trop investis dans un monde artificiel. Ce qu’il aime c’est la musique, la clarinette, et la poésie. Il reste enfermé dans sa bulle jusqu’au jour où il décide de fermer la porte définitivement de ce monde bien trop éloigné du sien, il a 18 ans. Eléna Tarvernier, toute jeune, assiste à la violence dont est victime sa maman, Rose, prisonnière des mains de son bourreau de mari. Le jour où le sang coule sur le carrelage et les flammes jaillissent de la maison, Eléna s’enfuit pour un petit village, Rivière-aux-Oies.

Les doux mots et les courts chapitres, qui font balancer le lecteur du côté d’Eléna et ensuite de Romain, vont se rejoindre pour lier à tout jamais les deux âmes soeurs. Entre timidité, apprivoisement, découverte, complicité et amour, ils vont s’unir envers et contre tous au milieu de cette forêt qui ressemble désormais à leur seule maison, leur bulle. La suite du roman, que je n’ai pas envie de dévoiler tellement le revirement est réussi et inattendu, aboutit sur un triangle mystérieux qui, lui aussi, s’oblige à rester uni et solide, qu’importe le regard des autres et les nombreux « on dit ».

D’une part l’histoire est originale, captivante, ensorcelante. D’autre part, elle est écrite sans fioritures, en toute simplicité, telle un conte, avec de jolies descriptions de la nature. Nos sens sont mis en éveil à travers la mélodie de la clarinette de Romain, au creux de cette forêt qui lui appartient. Un roman que je relirai, sans aucune doute, pour saisir davantage la portée de chaque mot et profiter encore mieux de cette lecture.

Merci Lucie pour ce bijou! Voici son avis sur ce roman.

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2 réflexions au sujet de « « Les carnets de Douglas » de Christine Eddie »

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