Une journée à la Foire du Livre de Bruxelles

Afin de profiter pleinement de l’ambiance particulière, décontractée et familiale, de la Foire du Livre de Bruxelles, je souhaitais cette année me laisser guider par les stands, au fil des allées et des rencontres. C’était donc une journée placée sous les meilleurs auspices, attendue avec une telle impatience depuis son ouverture deux jours plus tôt. Depuis jeudi donc, la tension montait doucement, en écoutant les émissions radio en direct de la Foire du Livre. Déjà, l’atmosphère chaleureuse québecoise s’emparait de moi, grâce à la programmation musicale qui privilégiait des artistes de ce pays mis à l’honneur lors de cette édition 2015.

C’est le cas de Salomé Leclerc, une jeune artiste à la voix et aux textes envoûtants.

 

Le mot d’ordre était la découverte et l’exploration du pays, de la culture surtout. Quelques conférences et débats avaient été notés dans un carnet mais finalement, les flâneries ont pris tout mon temps durant ce samedi littéraire.

C’est tout d’abord en direction de la librairie québécoise, répertoriant un panel impressionnant de maisons d’édition du pays, de genres (romans, poésie, jeunesse, BD, récits…) et d’auteurs différents, que j’ai foncé. Pour retrouver d’ailleurs mes amies Mina et Anne, qui faisaient déjà leurs premiers achats. Une quarantaine d’écrivains québécois ont fait le voyage pour venir défendre leurs mots, démontrer leur générosité et partager pour notre plus grand bonheur leur merveilleux accent.

Deux rencontres inoubliables. Tout d’abord avec Mélissa Verreault qui me parle avec un grand sourire contagieux, de rêves, de voyages, de ses triplées, et de ses projets. Elle me dédicace « L’angoisse du poisson rouge » dont elle écrit justement la suite . La maison d’édition La Peuplade  propose décidément de bien jolies couvertures.

Tout à côté de Mélissa, Sophie Bienvenu, née en Belgique, et décide à 18 ans de partir vivre à l’autre bout du monde. Une expérience autour de laquelle nous avons échangé également, sur la différence de culture, sur les populations, mais également sur la Belgique pour laquelle elle garde une affinité particulière. Elle me parle de son dernier roman « Chercher Sam », écrit en français québécois, vendu! Deux belles personnes, si sympathiques, accessibles et bourrées d’énergie. La richesse de la littérature québécoise me saute aux yeux. Les livres pour enfants aux illustrations splendides me marquent particulièrement, ainsi que les jolis recueils de poésie (qui n’est pourtant pas ma tasse de thé).

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M. Verreault à gauche, S. Bienvenu à droite

Je suis déjà sous le charme de cette édition…

Juste après, un autre rendez-vous que je ne voulais pas manquer : la rencontre avec Delphine Bertholon dont je viens de terminer « Les corps inutiles », son dernier roman poignant. Personne à l’horizon, je me présente et lui parle de toutes les émotions ressenties durant la lecture. J’ai le plaisir de découvrir une personne simple, adorable, et très reconnaissante de tous ces compliments.

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S’ensuit alors une promenade entre les stands, principalement des maisons d’édition belges, Luce Wilquin, Quadrature, Esperluète, et de la librairie Filligrane, où je m’empare du dernier Prix Première remporté par Océane Madelaine « D’argile et de feu ».

Je me retrouve au Palais Gourmand où je suis hypnotisée par les fabuleux « Cupcakes d’Emilie ». Des cris, des rires, des applaudissements : mais oui! C’est le début de la session « Un gars, un chef » de nos amis Gérald Watelet et Adrien Devyver! La coupure de la journée, qui permet de s’aérer la tête et de souffler dans la bonne humeur qui les caractérise.

Crédit : La Foire du Livre de Bruxelles

Crédit : La Foire du Livre de Bruxelles

De retour au stand de Luce Wilquin, je ne voulais rater Hélène Lépine, également auteure québécoise qui vient tout juste de rééditer son roman « Un léger désir de rouge » chez nous. C’est avec un magnifique sourire et les yeux pétillants, si joyeux, qu’elle m’accueille. On discute alors, en toute décontraction, de l’importance de garder en mémoire nos lectures, des blogs, des rencontres qu’ils permettent, du petit réseau belge que l’on construit. C’est sans aucun doute sa générosité que je garderai en moi, une réelle envie de donner, donner, donner. Et de faire plaisir autour d’elle. Elle me laisse sa carte, pour lui offrir mon ressenti sur son roman, waw! J’y croise également la douce Mathilde Alet, qui se rappelle de notre échange au Salon du Livre de Mons en novembre dernier. Sympa!

Je ne pouvais évidement repartir sans un passage à l’espace jeunesse pour rapporter de nouveaux trésors à mon petit d’homme.

On se pose enfin au stand de La Première, on se rejoint avec les amies blogueuses, on montre nos trouvailles. Mina me tend « Bateau-ciseaux » de Christine Van Acker des éditions Esperluète, dont on a parlé par mails pendant si longtemps (et à ce moment-là, je ne sais pas encore qu’il s’agit d’un cadeau assorti d’une dédicace à mon nom). Merci encore Mina pour cette surprise qui m’a beaucoup touchée. Il est d’ores et déjà prévu pour « Le mois belge »!

Il est temps de clôturer cette journée, passée beaucoup trop vite.

Parmi le programme que je m’étais imaginée, seule la rencontre avec Tatiana de Rosnay n’a pu se faire (trop de monde).

Comme beaucoup, je suis sceptique sur la mise en avant du thème de cette année, « Les liaisons dangereuses », qui était pratiquement inexistant dans le programme des événements.

Je repars évidement sur un nuage, charmée par toutes ces belles rencontres. Très fière de moi de ne pas avoir dépassé mon budget et réellement pressée de lire toutes ces pépites.

Comme une envie de ramener un peu de Québec à la maison… (ajoutons à cela « Il pleuvait des oiseaux » de Jocelyne Saucier acheté récemment et « Le mur mitoyen » de Catherine Leroux prêté par Anne!).

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Le compte-rendu de Mina

Et celui d’Anne (qui ne s’est pas limitée qu’à la Foire du Livre le week-end dernier!)

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16 réflexions au sujet de « Une journée à la Foire du Livre de Bruxelles »

  1. Mina

    Mais que tu as été raisonnable ! Il fallait bien un petit cadeau pour faire monter un peu ta pile. 😉 Je regrette de ne pas avoir pu passer plus de temps avec toi, mais ce n’est que partie remise. Je te rejoins tout à fait concernant les couvertures des éditions québécoises, beaucoup sont superbes, de quoi nous tenter encore plus. J’ai hâte de te lire au sujet de tous ces livres, notamment du prix première, qui me tente assez bien aussi.

    Répondre
    1. Laeti Auteur de l’article

      Raisonnable à la Foire, mais c’est sans compter les autres achats que j’ai fait le mois dernier 🙂 Et puis oui, je suis raisonnable 😀

      Pas évident de se suivre durant nos escapades! On se rattrapera pour une journée plus posée, et tout aussi littéraire! Bises

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  2. Marilyne

    J’adore vos compte-rendus, votre plaisir est un plaisir à lire, les rencontres, les découvertes, et les souvenirs… . Je me souviens du billet de Mina pour  » Bateau-ciseaux « , je ne connais pas les trois autres titres, je vais attendre tes billets 🙂

    Répondre
    1. Laeti Auteur de l’article

      Merci Maryline 🙂 C’est un plaisir d’être parmi ces auteurs tant appréciés, et un plaisir de se retrouver chaque année pour papoter, papoter…!

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  3. Ping : Vos billets les plus tentateurs du mois de Mars | L'or rouge

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