« La dictature des ronces » de Guillaume Siaudeau

Cette expérience ressemblait à ce que j’éprouvais depuis mon arrivée sur l’île. Un bien-être doublé d’une gêne indescriptible. Le sentiment de ne pas être à ma place mais de manière très confortable. C’est aussi difficile à expliquer qu’à vivre. (p.94-95)

Cela fait quelques temps que j’ai terminé ce roman, et pourtant, à la lecture de ce joli passage, les émotions reviennent. Un sentiment de bien-être tel que maladroitement décrit par le narrateur de l’histoire, et le souvenir d’avoir passé un vrai bon moment.

FullSizeRender

Dès les premiers mots, le charme opère. Un humour, avec un petit grain de folie, très justement dosé! Celui qui nous arrache des sourires à chaque page. Un ton, accompagné d’un style original, jouant sur les mots, et faisant tournoyer les descriptions improbables. On saisit d’emblée que l’auteur, Guillaume Siaudeau, a décidé de nous emmener dans une contrée jamais rencontrée par ailleurs.

Le narrateur n’est pas au top de sa forme. Il vient de perdre son job. Avec les femmes, ce n’est pas la joie, et on le sent déprimé dans son petit appartement parisien où règne la météo grise et morose. L’invitation de son ami Henry, de garder quelques semaines sa maison sur l’île de Sainte-Pélagie, arrive donc à point! Bon, ce n’est pas qu’il explose de joie non plus, mais notre héros est intrigué par cette île dont est tombé amoureux son camarade, aux vertus plus que positives, selon lui. Après tout, il n’a rien à perdre, que du contraire! A peine arrivé sur l’île que le narrateur découvre quelques invraisemblances. Les quelques personnes croisées en chemin lui offriront des anecdotes étranges qu’il ne demande qu’à vérifier de ses propres yeux.

Tout le roman restera sur le même ton, oscillant entre fantaisie et enchantement. Voilà, ce livre est un enchantement, un cadeau anti-morosité. Je l’ai parcouru avec des yeux d’enfants, surprise et amusée par ces quelques bribes d’un quotidien à part vécu sur Sainte-Pélagie.

J’ai ressenti à travers les mots de Guillaume Siaudeau beaucoup de générosité et l’envie de partager un univers qu’on n’ose pas forcément rendre public, de peur de passer pour un grand enfant. Pari réussi, et j’en redemande encore! Un roman qu’on a envie de relire, et une sensation que je n’ai pas encore retrouvée depuis que j’ai refermé « La dictature des ronces ».

Une invitation à l’évasion, tout en restant dans son canapé (n’est-pas Guillaume 😉 ).

« Il me restait à faire un choix entre le sucre d’ici et l’amertume d’ailleurs. Entre le confort de cette nouvelle vie imprévisible et la routine dont j’avais déjà trop soupé. » (p.144)

Guillaume Siaudeau, « La dictature des ronces », Editions Alma, 2015, 180 pages.

Publicités

8 réflexions au sujet de « « La dictature des ronces » de Guillaume Siaudeau »

  1. sous les galets

    J’ai Tarte aux pommes et fin du monde dans ma PAL offert par une blogueuse, si c’est dans la même tonalité, je pense que je vais passer un bon moment 😉

    Répondre
    1. Laeti Auteur de l’article

      Je l’ai acheté la semaine passée 🙂 Il paraît qu’il est aussi bien! Je pense le lire prochainement, // lien avec mon billet sur la panne de lecture et des livres-doudou!

      Répondre
  2. Ping : Best of 2015 | Des bulles d'air…

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s