Donner le goût de lire aux enfants : un nouveau projet de la Kube

J’ai été contactée il y a peu de temps pour participer à un nouveau projet mené par la kube. Vous connaissez sans doute le concept. Personnellement, je n’y ai jamais vraiment prêté attention, même si j’ai déjà eu des échos positifs sur leur démarche, de la part de quelques amies blogueuses et lectrices.

Dans ce cas précis, l’équipe de la Kube souhaite élargir son champ d’action, en allant à la rencontre des enfants.

Si vous me suivez, vous savez que c’est un challenge qui me tient vraiment à cœur! Outre le fait d’initier mon fils au bonheur de la lecture depuis naissance, j’ai développé une véritable passion pour la littérature jeunesse, y compris les albums dédiés aux petits, ainsi que les romans pour ados et grands ados.

Comment ça se passe ce nouveau projet, alors? Eh bien pour le moment, c’est très simple: il suffit de vous rendre sur le site dédié au projet : https://donnonslegoutdelire.lakube.com/ et de vous inscrire entre le 3 et le 9 avril 2018.

Un « groupe de travail » pourra être constitué pour monter petit à petit cette nouvelle formule de la Kube, destiné aux enfants cette fois-ci. Votre implication est extrêmement simple et limitée, il faudra répondre à des questionnaires et faire part ainsi de vos idées/expertises/envies, sur le thème de la littérature chez les jeunes.

N’hésitez pas 😉 Pour moi, le choix est fait et je suis impatiente de démarrer cette nouvelle aventure.

A bientôt ?

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« Ma vie en noir et blanc » de Delphine Bertholon

J’ai pioché ce tout petit roman jeunesse (très jeunesse) dans ma bibliothèque, entre deux romans moins joyeux. Il tombait à pic! Étant très très fan de Delphine Bertholon, c’est avec grand plaisir que je la découvre dans un tout autre univers.

Ana a une particularité, elle est achromate. C’est-à-dire qu’elle ne perçoit aucune couleurs : elle vit en noir et blanc. C’est une maladie très rare, héréditaire. Mais pour le reste, elle vit un quotidien d’ado de 14 ans tout à fait ordinaire. Tout se passe bien à l’école, elle fait les 400 coups avec sa meilleure amie, Mélie, et a en secret un coup de cœur pour Kylian.

Quand elle est chez elle, seule dans sa chambre, Ana écrit. Elle se met en scène, dans un décor aux antipodes de ce qu’elle connaît. Dans son roman, elle est séductrice et sûre d’elle. Car Ana, garde en elle une blessure… Elle n’a jamais connu son père. Après quelques rendez-vous, sa maman n’a plus jamais eu aucun contact de cet homme, qui lui a laissé un bébé. Régulièrement, Ana cherche une piste, un indice qui lui permettrait de retrouver la trace de son papa, en vain. Jusqu’au jour où Kylian l’informe de l’exposition à Paris d’un célèbre photographe, lui aussi atteint d’achromatopsie…. Elle n’hésite pas très longtemps à monter sur Paris pour en savoir plus sur cet homme.

C’est une lecture très légère et sympa. J’ai aimé retrouver Delphine Bertholon, son style, son humour, dans un tout autre univers. Son personnage d’Ana m’a semblé cohérent, et pas du tout puéril malgré son jeune âge. Ce titre s’adresse aux jeunes à partir de 11 ans, mais du haut de mes … ans (haha), je me suis bien amusée malgré tout! Le suspens est bien mené, on a envie de connaître l’issue de ce road-trip parisien. Une romance toute mignonne ajoute un petit piment à ce récit qui se lit tout seul. L’air de rien, il soulève des questions sur l’origine, les parents, la façon dont un ado se construit sur base de ces éléments essentiels à leur évolution. Un très court roman qui permet de se vider la tête, et de rire un petit peu.

Voir mes autres billets sur Delphine Bertholon.

Delphine Bertholon, « Ma vie en noir et blanc », Éditions Rageot romans, 2016, 124 pages

Derniers coups de coeur « petits lecteurs » #5

Bon bin voilà, mon dernier billet du genre date de novembre 2017! Alors que les livres défilent à une vitesse folle à la maison. Je vous présente aujourd’hui deux lectures récentes qu’on a beaucoup aimées, mon p’tit loup et moi.

« C’est l’histoire d’un ours », de Dominique Demers (textes) et Geneviève Després (illustrations) (Dominique et compagnie)

C’est l’histoire d’un ours tout triste, capturé afin de rejoindre un zoo. Les visiteurs ne sont pas contents car l’ours en cage n’interagit pas et reste blotti dans son coin. Jusqu’au jour où Lou, un petit garçon, lui glisse un livre entre les barreaux. L’animal feuillète les pages et c’est l’émerveillement. Il y découvre un monde à mille lieux de l’endroit où il est prisonnier, qui lui permet de rêver à une autre vie. Le pouvoir des mots et des images agit sur l’ours qui désormais, reste le museau collé aux pages des bouquins que Lou continue à lui envoyer.

Un très joli album doux et poétique sur le pouvoir des livres et de l’imaginaire qu’ils développent chez les lecteurs. Des voyages où tout est permis, et surtout, qui permettent de sortir parfois d’une réalité bien tristounette. Mention spéciale pour les dessins et les couleurs qui sont absolument magnifiques, empreints d’une grande délicatesse.

« Qui quoi qui » d’Olivier Tallec (Actes Sud junior)

On a beaucoup vu passer cette série des « Qui quoi qui » sur les blogs, c’est d’ailleurs là que je l’ai repérée. « Qui a mangé toute la confiture », « Qui est amoureux », « Qui n’ose pas danser », l’enfant est invité à désigner l’auteur du fait, de distinguer les différences parfois bien subtiles entre les petits personnages qui sont super drôles. On a beaucoup rigolé en se prenant à ce jeu, qu’on a fait et refait plusieurs fois à la suite.

Cette série nous change des histoires contées : le petit lecteur participe directement et permet une chouette interaction avec le parent. Les figures de ce livre sont attachantes et drôles, elles sont parfois prises dans des situations embarrassantes, et ça, ça plaît forcément aux petits! Je pense qu’il existe un coffret avec plusieurs albums d’Olivier Tallec… si vous avez des infos, je suis preneuse car c’est le genre d’albums qu’on a envie d’avoir chez soi pour pouvoir y revenir quand on a envie d’une bonne partie de plaisir!

Nos précédents coups de coeur « jeunesse », c’est ici

 

« De synthèse » de Karoline Georges

Le monde virtuel, celui des images, a toujours fasciné la narratrice de cette histoire. Le contexte familial, particulièrement difficile, y est pour quelque chose : père alcoolique et violent, mère à côté de ses pompes qui fume à longueur de journée sans un mot à sa fenêtre. Cette jeune fille au début du livre passe donc ses journées et ses nuits, soit devant la télévision, soit dans les livres. Dans un état proche de l’hypnose, elle imagine une autre vie, un monde complètement différent où elle serait enfin heureuse avec sa maman. Elle se plonge dans le monde de l’imaginaire pour oublier son quotidien.

Les années défilent. Suite à un événement bouleversant, elle décide enfin de quitter le domicile familial et commence une carrière dans le mannequinat à Paris. Son visage fermé, qui ne transmet aucune émotion et se plie aux exigences du métier, est sa marque de fabrique. Et c’est un succès!

Elle nourrit en parallèle ce rêve qu’elle a depuis toute petite : celui de fixer pour l’éternité son image. La photo? La peinture? Elle cherche les moyens d’exaucer son vœu le plus cher. Elle finit par l’atteindre, au travers d’un avatar. Ce travail de façonnage, de création, qui est le résultat de toutes les images qu’elle chérit depuis son enfance, est colossal. Entre-temps, elle est revenue au Québec mais n’entretient que des contacts très limités avec ses parents. Son avatar, c’est une seconde naissance, ou une renaissance.

Et puis, sa maman tombe gravement malade… L’héroïne, désormais adulte, doit se faire violence pour sortir de son appartement qu’elle ne quitte jamais.

Karoline Georges m’a totalement transportée avec ce roman! J’ai trouvé d’emblée le ton terriblement accrocheur. Et puis, j’ai développé une réelle fascination à mon tour pour la narratrice qui présente un profil très particulier. Mystérieuse, mal dans sa peau à cause du contexte familial difficile, elle a toutefois une personnalité forte. Elle sait ce qu’elle veut. Qu’importe ce qu’on dit, d’ailleurs il n’y a dans ce texte pratiquement aucune trace du monde extérieur, de personnes qui gravitent autour d’elle. Elle reste seule dans sa bulle, c’est l’unique endroit où elle se sent en sécurité. Dans son appartement, et dans ce monde virtuel où elle tente de créer une seconde vie.

Le sujet se veut moderne et différent de ce qu’on a l’habitude de lire. L’auteure nous interroge sur notre rapport au corps, à la beauté éternelle. Dans ce roman où se côtoient sans cesse le monde virtuel à la vie réelle, Karoline Georges remet finalement en perspective notre utilisation des nouvelles technologies : peuvent-elle remplacer le contact réel, peuvent-elles palier à l’absence? Un sujet traité avec une certaine force dans l’écriture et une froideur propre à la narratrice principale, qui mont totalement hypnotisée.

Mais l’émotion est aussi au rendez-vous puisqu’elle y mêle une histoire familiale triste, notamment avec l’hospitalisation de la maman. Notre héroïne fait tomber le masque pour présenter au lecteur un visage beaucoup humain qui laisse enfin sortir ses émotions.

Grâce à ce titre, je sors clairement de mes sentiers battus. Il y a une petite pointe de sciences-fiction mais cela ne m’a aucunement dérangée, au contraire, je l’ai trouvé osé.

Comment ai-je découvert ce titre venu tout droit du Québec? Grâce aux conseils avisés de Maud des éditions du Québec, rencontrée  lors de la Foire du Livre de Bruxelles. Elle a elle-même beaucoup aimé cette lecture et a trouvé les bons mots pour me convaincre de l’acheter.

Je suis certaine que ce texte va me poursuivre, et j’aimerais beaucoup rester imprégnée un petit temps encore de cette ambiance que j’ai tant appréciée. A un doigt du coup de cœur, vraiment!

Lire ici un très chouette entretien de l’auteure sur ce nouveau titre.

Karoline Georges, « De synthèse », Editions Alto, 2017, 207 pages

 

Bilan lectures – Février 2018

Un bilan un peu maigre à nouveau pour ce mois de février, mais en parallèle, j’ai bien avancé dans la constitution de mes piles et dans la priorisation de mes futures lectures.

Tour d’horizon…

Les romans

Commencé en janvier, je l’ai enfin terminé en février : « Dans la forêt » de Jean Heagland, un titre qu’on a énormément vu en 2017 sur les blogs. Je l’ai trouvé lent, mais c’est cette même ambiance qui a réussi à me captiver jusqu’au bout. Et puis, c’est aussi une merveilleuse histoire de soeurs.

Il y a aussi eu du belge en février! Le premier roman de Sébastien Ministru « Apprendre à lire« , reçu pour mon anniversaire début du mois, m’a enchantée et beaucoup émue. L’écriture sobre et aux apparences plutôt froides, a été un pur délice. A découvrir absolument!

Les bandes dessinées

La découverte d’une série IN-CON-TOUR-NA-BLE dans le domaine de la BD : celle des Vieux fourneaux.

J’ai rigolé, j’ai passé un bon moment, j’ai eu la pêche, en lisant les 2 premiers tomes. Pour celles et ceux qui ne l’auraient pas encore lue, je vous la conseille vraiment. C’est frais et drôle. Ces petits vieux sont très attachants. Au programme en mars  : les tomes 3 et 4.

PAL et projets

Si durant le mois de janvier, ma PAL urgente n’a pas changé d’un iota, il en a été tout autrement en février! Mais j’ai une bonne excuse:  le rendez-vous incontournable de la Foire du Livre de Bruxelles! J’ai fait le plein en littérature québécoise, il y a aussi eu du belge, des prêts de la part de Marie-Claude, des échanges avec Fanny. 3 autres titres ont rejoint mes étagères, en dehors de cet événement : « La tristesse des éléphants« , « Banquises » et « Tijuana Straits« .

Que du bon!!!

Quant aux projets à venir, ils sont nombreux et plutôt de bonne augure : épinglons d’emblée la 5ème édition du Mois Belge, organisé par ma compatriote Anne. Je dédierai un article spécifique à ce sujet, avec présentation de ma PAL belge. Il n’y aura que des titres issus de ma bibliothèque, ce qui me remplit de fierté 🙂

Au mois de mai, Marie-Claude et Electra se lancent dans l’organisation de leur premier mois thématique. C’est la nouvelle qui sera mise à l’honneur! Un format que j’apprécie particulièrement, et ce ne sont pas les titres qui manquent chez moi. Hop, une petite liste déjà effectuée. Objectif à nouveau : faire sortir des livres de ma PAL!

Du coup, l’un dans l’autre, beaucoup de nouveaux livres sont arrivés chez moi, mais beaucoup vont sortir aussi!

Merci pour vos commentaires laissés sur mon premier billet-bilan. Même si je n’ai pour le moment pas énormément de titres à présenter, cet exercice de faire le point autant sur sa PAL et que sur ses lectures et projets, me plaît beaucoup.

« Apprendre à lire » de Sébastien Ministru

Aussitôt reçu en cadeau, aussitôt lu!

Je connais l’homme de radio, le journaliste, le chroniqueur littéraire… en ouvrant « Apprendre à lire », je m’apprêtais à découvrir une nouvelle casquette de Sébastien Ministru, celle d’écrivain.

Pour ce premier roman, il a opté pour l’intime.

Antoine, la soixantaine, est directeur de presse. L’image du patron antipathique et froid lui colle à la peau, même en dehors du boulot. Mais derrière cet homme limite méprisant se cache une blessure d’enfance : la mort de sa maman alors qu’il était tout jeune. Après cette épreuve douloureuse et réellement choquante, Antoine a continué à vivre sous le même toit que son père, mais plus aucun échange ne passait entre eux.

Après avoir fait de longues années sans se parler, l’homme se rend aujourd’hui une fois par semaine chez son père de 80 ans avec qlequel les contacts restent froids mais cordiaux. Du coup, Antoine est très surpris le jour où son père lui fait part d’une demande improbable, qui lui vient de loin : lui apprendre à lire et à écrire. Originaire de Sardaigne, le père d’Antoine a eu une enfance pas facile avec un père dur, pas compréhensif du tout,  qui l’a envoyé s’occuper de les moutons plutôt qu’à l’école. Difficile d’imaginer que ce manque d’instruction a été vécu comme un réel handicap pour ce vieux qui, tout au long de sa vie, n’a jamais laissé transparaitre aucune émotion pas même envers son fils unique. Après avoir avalé le morceau, Antoine essaie donc tant bien que mal à enseigner la lecture à son « vieux ». Il y voit surtout l’opportunité de se rapprocher et de mettre à plat ce qui le tourmente depuis toutes ces années. Mais après avoir essuyé nombre de remarques déplacées et désobligeantes de la part de son élève, Antoine décide d’engager une personne qui endossera ce rôle bien mieux que lui. Il se tourne vers un escort prénommé Ron, récemment rencontré lors d’une brève partie de jambes en l’air que notre narrateur pratique régulièrement.

Avec ce récit, Sébastien Ministru explore un univers différent, plus grave,  de ce qu’il a l’habitude de produire. La voix de son narrateur se veut sobre, singulière. Il porte un regard cynique qui frôle la moquerie, sur les gens et les situations qui l’entourent. Rien de surprenant donc que ce soixantenaire n’ait pas beaucoup d’amis. Seul Alex partage sa vie depuis 30 ans. A eux deux ils forment un couple soudé, mais ce n’est pas grâce au sexe qu’ils ont décidé de proscrire de leur relation (d’où les rencontres avec les escorts).

Cette voix particulière d’un homme qu’on ne peut pas trouver sympathique vous attrape malgré tout et ne vous lâche plus. Ses mots sont chargés d’une grande émotion qui dit les regrets, les peurs et les douleurs. Ce roman aborde la terrible relation entre un père et son fils, relation qui n’en est pas vraiment une car l’amour qui les unit est presque inexistant. Le défi qui se cache derrière la timide demande du patriarche est donc l’occasion rêvée pour faire sortir plus de 30 ans de non-dits.

J’ai aimé l’histoire, mais ce qui m’a le plus séduite est incontestablement cette écriture unique, lourde de sens mais offerte dans une grande retenue. Je suis d’autant plus admirative de ce premier roman que Sébastien Ministru nous a livrés l’avoir écrit sans réfléchir au style, en se laissant aller, en faisant sortir cette histoire largement inspirée de son vécu. Le journaliste et désormais romancier belge fait une nouvelle fois preuve de toute l’étendue de son talent, servi par une plume extraordinaire qu’on lui connaissait déjà à travers ses chroniques. A la différence qu’ici, elle est d’une pudeur extrêmement touchante.

Sébastien Ministru, « Apprendre à lire », Editions Grasset collection Le Courage, 2018, 160 pages

Foire du Livre de Bruxelles 2018

Me voici avec les photos de la journée de samedi que j’ai donc passée à Tour & Taxis à Bruxelles aux côtés de mon amoureux, vachement sceptique sur ce qui l’attendait (je vous passe les grnon – gnnn – pfiouu – rhooo).

Cette année, et je ne sais pour quelle raison en particulier, j’ai trouvé que le temps a filé à une allure incontrôlable. Je n’ai pas eu le temps de flâner de stand en stand, comme les précédentes éditions. Malgré cela, je suis passée en tout premier sur le stand des  éditions jeunesse et belges A pas de loups que j’apprécie énormément. L’occasion de rencontre Françoise Rogier, et de faire dédicacer son dernier album « Rose cochon« . J’ai eu affaire à une dame souriante, aimable, qui prend le temps de parler de ses loups et ses cochons, qui sont toujours au centre de ses productions. Un joli dessin et un petit mot sympa qui ont ravi mon fiston, lui qui adore les titres de cette artiste belge.

A 14h précises, j’attendais fébrilement mon chouchou, mon adoré, Philippe Besson pour faire dédicacer le merveilleux « Arrête avec tes mensonges ». C’est là que m’a rejoint mon amie et comparse Fanny des Pages versicolores, elle aussi très fan de l’auteur. Elle avait un petit présent sous le bras pour moi : le dernier roman d’Annelise Heurtier, dédicacé jeudi ❤ Ce moment a été un véritable enchantement. J’ai découvert un homme accessible, sympa, qui aime discuter avec ses fans, qui prend le temps avec chacun d’eux.. au final, qui prend beaucoup de plaisir à les rencontrer. J’ai eu droit à ma photo pour immortaliser ce doux et beau moment qui faisait déjà la grande réussite de ma journée.

Petit détour par la table de grandes dames de la jeunesse pour un joli cadeau : Jeanne Ashbé et Kitty Crowther.

Un autre rendez-vous m’attendait peu de temps après, c’était une conférence sur le Prix Fintro, qui récompense un premier roman polar et belge. Les lauréats de la première édition, et Michel Dufranne, chroniqueur littéraire, ont surtout parlé des différentes étapes pour présenter son premier roman.

Après cette « pause », on s’est rendu avec Fanny et toujours l’amoureux (qui finalement, prenais un peu plus son pied!) sur le stand de Québec édition où nous attendait la grande et charmante Maud, la libraire de Marie-claude (Hop sous la couette). Après avoir échangé paquet et petits cadeaux pour notre amie, nous avons parlé littérature, romans québécois, de Marie-Claude (oui oui 🙂 ). Maud est une passionnée, une fille qu’on a écouterait pendant des heures tellement elle connaît son job et aime partager sa passion. Sous le bras, je suis sortie de là avec 3 romans québécois, des petites perles conseillées par notre hôte montréalaise. J’ai également papoté avec Billy Robinson, avec qui j’avais déjà eu des échanges sur Instagram. Ce sont des personnes chaleureuses, passionnées, qui aiment parlent de leur pays (euh, province?!). Je suis ravie d’apprendre que certaines éditions québécoises, entre autre La Peuplade, seront diffusées en Europe!

Fanny était déjà sur le départ – mais enfin, c’est quoi cette journée que je ne vois pas passer!?! – on ralentit un peu la cadence avec mon homme, et on se dirige vers le dernier rendez-vous de la journée. C’est Jérôme Colin, homme de radio et écrivain belge, qui sort son deuxième roman « Le champ de bataille« , qui clôture cette après-midi de folie.

Ce que je retiens de cette journée : trop trop de monde – un aller-retour express à Québéc qui va se poursuivre en lectures dans les mois à venir – un beau et doux moment avec Philippe Besson – des retrouvailles avec Fanny, Amandine, Anne – un joli cadeau pour mon petit loulou avec une chouette dédicace – un carte bancaire qui a (un peu) brûlé – une pile qui rejoint une grande pile à la maison.

Les achats du jour

Les prêts/cadeaux/échanges

Le mot de la fin, je le dois à mon homme qui a tellement apprécié les rencontres avec les auteurs et nos amis québécois, compte se mettre à la lecture dès le lendemain! Oui, le même qui était si sceptique le samedi matin! C’est ça la magie des livres 🙂

Rendez-vous l’année prochaine pour fêter les 50 ans de la Foire du Livre de Bruxelles!