« Adrienne ne m’a pas écrit » de Michelle Fourez

Ils se sont rencontrés il y a quelques années lors d’un concert de piano que donnait Friedrich à Berne. Avec Adrienne, ils se sont rencontrés cette unique fois, et se sont par la suite écrit durant 3 ans. Au fil de la correspondance, les liens se sont tissés, les confidences se sont fait nombreuses. Notamment, sur leur parcours, leur mariage, leur vie de famille. Ils ont en commun plusieurs tragédies, dont le décès de son fils pour Friedrich. Adrienne a quant à elle perdu son mari d’une crise cardiaque foudroyante. Profondément touchés par ces deux drames, ils se réconfortent à travers les mots et la douce mélodie qui s’échappe des courriels. Leur passion commune pour la musique classique est un véritable socle à leur relation.

Alors que Friedrich prépare un nouveau concert pour Bruxelles, la ville où habite Adrienne, il espère une nouvelle rencontre après 3 ans de correspondance. Au lieu de cela, la femme prend la fuite et part se ressourcer à Boulogne-sur-mer. Les mots échangés et les nombreuses questions relatives à cette étrange relation aux sentiments naissants, se font de plus en plus pesants. Doit-elle continuer ? Doit-elle le rencontrer? Doit-elle laisser exprimer ce nouvel amour?

Ce roman est très court et se lit à une vitesse folle mais l’histoire entre ces deux-là est d’une intensité folle! Beaucoup de sentiments traversent leurs échanges. On comprend que c’est loin d’être dans leurs habitudes de se mettre à nu, et pourtant tout cela semble si naturel lorsqu’ils s’écrivent. J’ai ressenti beaucoup plus de tendresse pour Adrienne, cette femme d’âge mûr qui est seule depuis le décès de son mari et de départ de son fils pour Boston. Elle jouit de cette liberté nouvelle et retrouvée, et se complait dans sa solitude. Ce petit voyage au bord de la mer est un échappatoire, mais aussi l’occasion de faire le point sur sa vie et ses envies futures.

A contrario, on sent Friedrich plus égocentrique, partageant énormément sur son métier, ses voyages, la pression des concerts… Il n’est pas non plus des plus tendres, sur papier, envers son épouse Lisbeth, pour qui il ressent un réel désamour. Mais lorsqu’il s’adresse à Adrienne, particulièrement durant le silence de celle-ci, on ressent un profond attachement qui dépasse amplement l’amitié ou l’amour platonique des courriers.

On se prend donc très facilement à ce petit jeu complice qui connait un basculement au départ d’Adrienne. La plume de Michelle Fourez est d’une telle douceur. Et c’est très joliment écrit. Une petite parenthèse délicate qui fait du bien!

C’est un coup de coeur pour Anne.

De la même auteure, j’avais beaucoup aimé Une famille.

Michelle Fourez, « Adrienne ne m’a pas écrit », Editions Luce Wilquin, 2015, 96 pages

Une lecture inscrite au rendez-vous féminin du mois belge organisé par Anne, et ma dernière lecture de ce challenge!

 

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« Le Dragon déchaîné » d’Effel

A quelque jours de la Ducasse de Mons, l’ambiance torride et bon enfant prend doucement place. Les premières notes de l’hymne local, le « Doudou », s’élèvent au détour des rues à pavés. Les montois qui attendent cet événement depuis un an sont impatients de démarrer ces Prévisualiser les modifications (s’ouvre dans une nouvelle fenêtre)nouvelles festivités, bien connues dans la région. Pour la petite info, la Ducasse de Mons est un événement qui mêle le folklore festif au protocole religieux, qui fut reconnue patrimoine immatérielle de l’Unesco en 2005. C’est LE rendez-vous incontournable, avec comme apogée le combat dit Lumeçon qui se déroule le dimanche de la Trinité. Saint Georges se livre à une lutte sans merci durant pratiquement 45 minutes avec le Dragon venu menacer la cité. L’opposition entre le Bien et le Mal, pour la survie de la ville et de ses habitants.

Mais un fait bien plus dramatique vient tout juste de frapper le cercle très fermé de la réalisation du combat : Saint Georges, ou plutôt celui qui l’incarne, Gabriel Degand, vient d’être retrouvé mort. On apprend rapidement grâce à l’autopsie qu’il s’agit d’un meurtre. Tout le petit monde qui entoure le Combat est choqué, mais aussi très inquiet pour le déroulement de cette nouvelle édition.

Arthur Rémy, journaliste local à « La Voix de Mons » est mis sur l’affaire. Il a pour mission de s’immiscer dans l’équipe de réalisation du Lumeçon, avec l’aide précieuse de son vieil ami Didier Renuart, commissaire à la police locale. L’objectif, savoir qui est l’auteur de ce drame, un certain Dragon déchaîné, et surtout, déjouer l’autre coup qu’il prépare pour le jour J, celui du Combat.

Au fil des interviews et du temps passé dans cette drôle de « famille », l’enquête suit doucement son cours. Arthur et son acolyte découvrent, de l’intérieur, l’organisation si minutieuse de cette fête populaire. Ils restent en éveil pour déceler la moindre piste qui pourrait compromettre la menace, très sérieuse, du Dragon déchaîné.

Je ne vais pas vous le cacher plus longtemps, je connais bien l’auteur de ce premier roman belge! Et commencer son livre fut un énorme plaisir car j’y ai retrouvé sa plume soignée, son humour subtil, ses clins d’œil à un environnement qui m’est familier. Mais tout n’était pas forcément joué!

J’ai directement plongé dans cette enquête qui se passe en plein cœur de l’organisation du Lumeçon grâce à un style particulièrement prenant. Même si l’auteur se doit de rappeler les moments clefs du folklore montois, dans un esprit de bienveillance pour les lecteurs qui ne le connaissent pas, cela ne m’a pas dérangée car l’enquête journalistique et policière surplombe cet aspect plus descriptif. J’ai particulièrement apprécié le duo Rémy/Renuart qui est complémentaire et attachant. Le rythme est haletant : on alterne entre les rencontres du journaliste, et le déroulement des ultimes jours qui précèdent le fameux dimanche où le Dragon Déchaîné a prévu une nouvelle fois d’attaquer. Effel mêle folklore, ambiance, ce petit grain de folie propre à la Ducasse de Mons, et les éléments policiers. Tout cela forme un tout agréable à lire et addictif. On a envie de savoir qui se cache derrière ce Dragon Déchaîné!

C’est une immersion totale dans un folklore unique, tout à fait accessible aux non-montois. Suivre l’enquête dans cette atmosphère festive est un parti pris original, et réussi pour ma part. Par ailleurs, l’auteur fait preuve d’une grande connaissance de la Ducasse, tant sur le plan historique que religieux. On sent toute la passion qui l’anime autour du sujet! Il le transmet en tout cas à ses lecteurs.

Un très chouette premier roman, particulièrement maîtrisé. Il faut dire, l’auteur a mis 4 ans pour l’écrire! Je vous invite chaudement à vous plonger à votre tour dans cette ambiance et à vous laisser embarquer au fil des pensées d’Arthur Rémy!

Le « Dragon Déchaîné » fut finaliste du Prix Fintro, un prix belge qui récompense les premiers romans polar. 2017 était la première édition et la suivante est d’ores et déjà prévue.

Effel, « Le Dragon déchaîné », 180° éditions, 2017, 300 pages

Une lecture inscrite au rendez-vous « Mauvais genre » du mois belge organisé par Anne

« Le champ de bataille » de Jérôme Colin

Lorsque les enfants grandissent et entrent dans l’adolescence, c’est toute la famille qui se retrouve remuée. Les couches, les câlins, les découvertes, cèdent leur place aux cris, à l’insolence, aux conflits. Tout au long de ce roman, le narrateur, papa désemparé de 40 ans, raconte comment sa famille a basculé au fur et à mesure des nombreuses crises de son fils de 15 ans. Il explique parfois avec violence les nombreuses confrontations avec Paul, qu’il a beaucoup de mal à voir grandir. Paul est dur dans ses propos, n’a aucun respect pour son père, se moque de sa mère, fuit toute forme d’autorité, et son comportement s’en fait particulièrement ressentir à l’école où il risque gros.

Jérôme Colin décrit avec une certaine gravité ces conflits parents-ados, mais aussi la distance qui se creuse entre un homme et son épouse. La crise de la quarantaine? Il y a peut-être de ça, mais ce couple s’est finalement réfugié dans le silence, l’indifférence. Lui, se cache dans le cabinet de toilettes pour réfléchir, rêver, imaginer une autre vie. Elle, passe ses soirées dans leur fameux divan (quelle symbolique ce divan!) concentrée sur ses puzzles. Les journées passent et les mots se font de plus en plus rares.

Un véritable champ de bataille, voilà comme le nomme le narrateur. Ce chamboulement dans une vie de parent et de mari, qu’on n’arrive pas à contrôler. On assiste à la perte d’êtres chers, sans pouvoir intervenir.

Voilà plusieurs semaines que j’ai terminé ce livre, et j’en garde un souvenir très fort encore. C’est une histoire qui vous suit, qui vous fait réfléchir. Même si ce titre m’a remuée ou choquée à plusieurs moments, j’ai été plusieurs fois irritée par plusieurs choses. Tout d’abord, par la violence avec laquelle Paul s’adresse à ses parents, et le mutisme derrière lequel se cache son père. Il passe son temps à imaginer les paroles qu’il devrait lâcher, mais ne le fait pas. Le côté mystérieux et taiseux de sa femme Léa, m’a quelque peu ennuyée aussi. Pourquoi le narrateur est-il le seul à se préoccuper de la survie de leur couple? Toute la question de la quarantaine vécue par la femme est soulevé. Enfin, j’ai trouvé au texte quelques longueurs et répétitions. Le personnage central passe finalement son temps à espérer, à préparer des coups pour tenter de sauver sa famille, et le récit peut sembler stagner.

Ceci dit, l’ensemble est captivant, il prend aux tripes. Il marquera indéniablement les lecteurs qui se reconnaîtront sans doute dans certaines scènes. Ce que j’ai le plus apprécié, c’est que l’auteur développe chez le lecteur de nombreuses émotions fortes : la colère, la tristesse, … Puis, à la différence de son premier roman « Eviter les péages« , Jérôme Colin fait intervenir ici plusieurs personnages. Le style et l’ambiance générale de ce second roman sont sensiblement identiques  » Eviter les péages », on reste à peu près sur les mêmes sujets, mais « Le champ de bataille » est indéniablement plus percutant, plus profond et plus évocateur.

Un des sujets-phares également est l’enseignement. La façon dont le système actuel enferme nos enfants dans des cases, et isole ceux qui ne correspondent pas à la norme. Les « éléments perturbateurs », on s’en débarrasse au lieu de les aider, de chercher à comprendre ce signal d’alerte. C’est un sujet qui tient profondément à cœur l’auteur puisqu’il a réalisé plusieurs interviews dernièrement, qui ont créé un véritable buzz sur les réseaux sociaux.

Ce que j’ai le plus apprécié au final, c’est que cette histoire sonne vrai, c’est en ce sens, qu’elle est effrayante. La famille est l’un de mes thèmes préférés en littérature, et Jérôme Colin en parle, certes avec mélancolie, mais surtout avec cette vérité qui éclate au visage de ses lecteurs. Pour son troisième roman, je l’attendrais par contre dans un autre registre, même si celui exploité depuis le début de sa carrière d’écrivain, lui va comme un gant.

Jérôme Colin, « Le champ de bataille », Editions Allary, 2018, 240 pages

Une lecture dans le cadre du mois belge organisé par Anne

« Jesse le héros » de Lawrence Millman

Jesse n’est pas un enfant comme les autres. Nous sommes en 1968. Totalement obnubilé par la guerre au Vietnam dont il aime par dessus tout regarder les pires scènes à la télévision, il adopte parfois un comportement franchement vicieux. Son grand frère Jeff est justement au Vietnam, et Jesse voue une vraie admiration pour ce dernier. Il l’imagine massacrer à longueur de journées des milliers de bridés, prendre du plaisir à les torturer… Mais quand Jeff revient à la maison, le discours qu’il a de la guerre n’a rien à voir avec ce que s’était imaginé son jeune frère. Lorsque son père et son frère décident enfin de l’envoyer à Concord, un établissement spécialisé, parce que le comportement de Jesse les inquiète de plus en plus, l’enfant décide de prendre la fuite pour vivre sa propre aventure au Vietnam. Qu’il imagine rejoindre à pied, bien sûr. Est-ce la peur d’aller à Concord? Le sentiment de trahison de la part de son papa qui veut l’envoyer à Concord? Ou bien est-ce sa personnalité, encore plus malsaine, qui ressort véritablement? En tout cas pendant cette expédition, l’état de Jesse va considérablement empirer.

J’ai reçu ce roman des éditions Sonatine grâce au Picabo River Book Club dont je suis membre depuis quelques temps, le spitch me plaisait bien. Il s’agit d’un roman publié aux Etats-Unis en 1982, que Sonatine a décidé de sortir en France. Un chef d’œuvre du genre, lit-on sur la 4ème de couverture, et un peu partout sur la blogo.

J’ai été assez accrochée au début de l’histoire, la personnalité de Jesse m’intriguait pas mal. Ceci dit, j’attendais un réel bouleversement au retour de Jeff et… je n’ai rien ressenti de tel. La façon dont Jesse le décrit en début de roman brosse le portrait d’un homme qui aime se battre, qui s’investit pour défendre sa patrie, qui n’a peur de rien. C’est une vraie désolation lorsqu’il revient puisque ce qu’il a vécu au Vietnam se réduit pratiquement à néant. C’est vrai que finalement, ça éveille en Jesse un déclic qui le pousse à vivre cette guerre atroce qu’il s’est imaginé depuis des mois. Il nourrit une haine pour les bridés au fond de lui, qu’il doit assouvir. Mais derrière cette personnalité faite de colère, de violence, de perversité, mais aussi de grande naïveté, j’ai eu beaucoup de mal à saisir le véritable visage de Jesse. Est-il vraiment attardé ou joue-t-il un rôle? Son discours est, d’une part, complètement incohérent. Il ne semble pas bien comprendre ce qui se passe autour de lui, la tristesse de son papa, l’impatience de son frère, leur inquiétude aussi face à ce garçon qu’ils ne comprennent pas et qui a une attitude de plus en plus dérangeante. Et d’autre part il semble très bien savoir ce qu’il fait. J’ai été un peu déçue par la suite des événements, l’enchaînement et le rythme ne m’ont pas satisfaite, malheureusement. J’admets cependant que Jesse est certainement le personnage le plus intriguant que j’ai pu rencontrer pour le moment dans la littérature américaine. L’auteur le travaille minutieusement au fil des pages. Il y a malgré tout des éléments qui m’ont semblé quelque peu invraisemblables. Je suis certainement passée à côté de quelque chose de très bien. C’est pourquoi je serai ravie de lire vos avis afin de pouvoir comparer.

Lawrence Millman, « Jesse le héros », traduit par Claro, Editions Sonatine, 2018 (1ère édition aux USA : 1982), 208 pages

Merci à Léa Mainguet et aux éditions Sonatine pour ce livre.

 

« Rose cochon » de Clémence Sabbagh et Françoise Rogier

Avec cet album, j’avais envie de vous présenter le magnifique travail d’illustratrice de Françoise Rogier. Son créneau, c’est le loup. A mes yeux, son loup fait partie de ceux les plus réussis dans la littérature jeunesse. Il est précis, toujours en rouge et noir, il a un petit côté sympa tout en gardant son visage de prédateur. Mais le talent de Françoise Rogier ne se traduit pas uniquement à travers son loup. J’adore tout ce qu’elle fait! Je trouve son style assez épuré, j’aime les couleurs qu’elle choisi. On sent aussi à travers ses titres une vraie passion pour les contes. Bref, je suis fan!

Je vous présente son dernier album sorti aux éditions A pas de loups, maison d’édition belge que j’apprécie beaucoup également. Le texte de ce titre est de Clémence Sabbagh, qui est française.

Pour son anniversaire Héloïse souhaite avoir un animal de compagnie. Très naturellement, son choix se porte pour un cochon! Rien que la déco de sa chambre traduit sa passion pour l’animal rose. Mais au fur et à mesure qu’elle en parle à ses amis, ils la dissuadent d’un tel choix : un cochon, ça grogne, ça sent mauvais, c’est gros… Ses camarades n’ont peut-être pas tort, Héloïse doit donc opter pour un autre animal!

En passant en revue les potentiels animaux de compagnie, on se balade au fil des contes classiques.

Cet album est un coup de cœur et le lit et le relit très régulièrement à la maison. A chaque fois qu’on l’ouvre, je découvre des éléments nouveaux dans les superbes dessins de Françoise Rogier. Je pourrai rester à les contempler pendant un bout de temps. Le scénario est aussi très sympa, il parle aux enfants qui peuvent facilement s’identifier à Héloïse.

J’ai eu le chance de rencontrer Françoise Rogier à la Foire du Livre de Bruxelles en février dernier et elle m’a confié ne pas avoir du tout rencontré Clémence Sabbagh pour cet album. Une symbiose s’est produite assez vite, à travers le mail et cela donne ce très beau résultat. A ce qu’elle m’a confié… une nouvelle collaboration devrait voir le jour!

Clémence Sabbagh (textes) et Françoise Rogier (dessins), « Rose cochon », Éditions A pas de loups, 2017, 40 pages

Une lecture inscrite au rendez-vous jeunesse dans le cadre du mois belge organisé par Anne

 

« Et tous seront surpris » de Monique Persoons

Cela faisait bien longtemps que je n’avais plus lu de nouvelles, et ce recueil trônait sur ma bibliothèque depuis bien 2 ans!

Dans son premier recueil, Monique Persoons met en scène dans un humour noir, des moments de vie qui basculent. Les personnages sont, ou meurtris, ou en colère, ou encore jaloux. Et l’ultime décision qu’ils prennent, contre toute attente, ont la particularité de surprendre. Oui, le créneau de ce recueil passionnant est d’offrir aux lecteurs un virage à 360° à la fin de chaque histoire! Grâce à ce procédé, mais aussi parce que Monique Persoons arrive à nous embarquer dès les premiers mots dans ses histoires parfois bien déjantées, j’ai été littéralement captivée!

J’ai beaucoup apprécié l’humour omniprésent, qui joue sur le cynisme et le désespoir du personnage principal (bien souvent, une narratrice). Le style est fluide, les histoires se lisent à une vitesse folle. Elles sont courtes, élément que j’apprécie particulière dans le genre. Monique Persoons démontre toute son efficacité car en 3-4 pages par histoire, elle nous plonge dans une ambiance particulière, énigmatique, qui tient en haleine du premier au dernier mot.

J’ai également aimé les personnages, des gens ordinaires à la vie des plus banale. Ils sont lassés de cette (in)existence et cherche l’élément déclencheur pour changer la donne.

La surprise fut au rendez-vous dès la première histoire intitulée « Résurgence », que j’ai trouvé très réussie. Un excellent coup d’envoi!

Quelques nouvelles se distinguent parce qu’elles sont plus chargées en émotions. Je pense à « Un cercueil verni », qui m’a profondément remuée. D’autres sont vraiment comiques, ou plutôt ironiques. A travers des sujets comme les réseaux sociaux, l’infidélité, le mariage qui bat de l’aile, l’auteure met à mal les « vieux couples ». Un autre thème se retrouve dans la majorité des nouvelles, c’est la mort. Mais ne craignez pas le côté plombant! Les personnages sont malmenés, les issues sont rarement positives, mais c’est tantôt drôle, tantôt explosif.

Monique Persoons a créé une vraie belle surprise en moi, ce recueil m’a beaucoup amusée. Ceci dit, j’ai été très rarement déçue des recueils publiés par Quadrature…

Monique Persoons, « Et tous seront surpris », Editions Quadrature, 2016, 125 pages

Une lecture inscrite au rendez-vous de la nouvelle dans le cadre du mois belge organisé par Anne

 

Donner le goût de lire aux enfants : un nouveau projet de la Kube

J’ai été contactée il y a peu de temps pour participer à un nouveau projet mené par la kube. Vous connaissez sans doute le concept. Personnellement, je n’y ai jamais vraiment prêté attention, même si j’ai déjà eu des échos positifs sur leur démarche, de la part de quelques amies blogueuses et lectrices.

Dans ce cas précis, l’équipe de la Kube souhaite élargir son champ d’action, en allant à la rencontre des enfants.

Si vous me suivez, vous savez que c’est un challenge qui me tient vraiment à cœur! Outre le fait d’initier mon fils au bonheur de la lecture depuis naissance, j’ai développé une véritable passion pour la littérature jeunesse, y compris les albums dédiés aux petits, ainsi que les romans pour ados et grands ados.

Comment ça se passe ce nouveau projet, alors? Eh bien pour le moment, c’est très simple: il suffit de vous rendre sur le site dédié au projet : https://donnonslegoutdelire.lakube.com/ et de vous inscrire entre le 3 et le 9 avril 2018.

Un « groupe de travail » pourra être constitué pour monter petit à petit cette nouvelle formule de la Kube, destiné aux enfants cette fois-ci. Votre implication est extrêmement simple et limitée, il faudra répondre à des questionnaires et faire part ainsi de vos idées/expertises/envies, sur le thème de la littérature chez les jeunes.

N’hésitez pas 😉 Pour moi, le choix est fait et je suis impatiente de démarrer cette nouvelle aventure.

A bientôt ?